Je vous invite à visiter mon nouveau blog, The Lost Neutrino. Merci pour le support que vous m'avez offert pendant ces cinq années de l'Univers en orbite.

mardi 31 août 2010

Et si la Craie me Fond dans les Mains?

Je déteste les grosses chaleurs et l'humidité, surtout quand je travaille au Collège. Aujourd'hui devrait être un gros test de ma patience et de mon endurance. J'ai deux cours de trois heures "back to back" de midi à 18h. Si j'arrive à couvrir la matière prévue en moins de temps, je vais les libérer plus tôt. C'est impensable d'espérer que des étudiants seront capables de se concentrer dans une classe bouillante.

C'est aussi impensable que le prof puisse donner une prestation digne de mention à +33°C plus humidex.

Je vais prendre ça cool aujourd'hui. Je vais couvrir la cinématique en une dimension avec mes étudiants de mécanique. Jeudi et vendredi, ce sera la cinématique en 2D.

Bon, où ai-je mis mes culottes isolantes climatisées?

dimanche 29 août 2010

Soirée dans le 450

J'étais au mariage d'un ami hier soir. C'était sur la Rive-Sud, dans un club de golf. Le band jouait des chansons de baby boomers comme Summertime Blues, Twist & Shout et Jailhouse Rock. Les gin-tonic coûtaient $7,50 et il y avait beaucoup de glace dans le verre.

La mariée dansait avec ses filles d'honneur. Le marié distribuait les poignées de mains aux mononcles et embrassait les joues des grosses matantes. Les gens étaient joyeux et riaient fort. La salle était décorée aux couleurs de la robe des filles d'honneur. Même les napkins sur les tables matchaient le reste.

Mon énième gin-tonic en main, je suis sorti à l'arrière du club pour prendre l'air. Enfin, un peu de silence. Pourquoi les mariages sont si... si...?

Je ne sais pas comment terminer cette phrase... Je vais devoir y penser.

J'ai descendu l'escalier menant au terrain et me suis dirigé vers le vert de départ. La banlieue est si silencieuse. Le dernier croissant de lune brillait haut dans le ciel. Jupiter était à ses côtés. Si j'avais eu mon petit télescope cheap, j'aurais essayé de voir Io, Europe, Ganymède et Callisto.

Mais je n'avais pas besoin de les voir. Je pouvais très bien les imaginer.

Les étoiles étaient si belles. Cassiopée ornait le zénith. Je me suis soudainement senti si petit. Dans la mythologie antique, les étoiles étaient associées aux dieux et déesses. Et je comprends pourquoi. Ceux qui ont écrit ces mythes n'y connaissaient rien à l'époque, mais ces points qui brillent dans le ciel sont les futurs ancêtres de civilisations lointaines.

Lointaines dans l'espace et lointaines dans le temps.

En tant que scientifique, je ne peux affirmer que nous ne sommes pas seuls dans l'univers, car nous n'avons pas encore de preuves, de données empiriques claires et irréfutables. Mais c'est statistiquement impensable qu'il puisse y avoir tout cet espace-temps, toutes ces galaxies de plus en plus nombreuses dans nos catalogues... et que cet univers soit inanimé de vie.

Mais s'il y a de la vie extraterrestre, voulons-nous vraiment la rencontrer?

Je prends une gorgée et regarde autour de moi. Toute cette verdure est si artificielle. J'ai essayé de jouer au golf quand j'étais jeune. Ça ne m'a jamais accroché. Les gens étaient snobs et désagréables. Le sport lui-même est frustrant. Je n'en retirais aucun plaisir.

À quelques dizaines de mètres de moi, un mononcle tenait les cheveux d'un ado qui vomissait au pied d'un arbre. Première brosse à un mariage? Il va s'en souvenir longtemps.

Je décide de retourner à l'intérieur. Je vais féliciter les mariés une dernière fois et retourner dans mon univers silencieux.

J'espère que c'était mon dernier mariage avant longtemps.

vendredi 27 août 2010

Pas Facile de Reprendre le Rythme, Surtout Quand On Gagne des Championnats

Je crois que je vais adorer terminer la semaine vers 11h le vendredi matin. Je suis heureux de ma première semaine, mais je suis épuisé. Pas facile de reprendre le rythme.

Ce weekend, je vais continuer de préparer mes présentations Powerpoint pour les prochaines semaines.

Mais d'abord, je vais continuer de célébrer le championnat de mon équipe de Cosom!. Les High Sticks sont les champions de la saison d'été 2010!


Bon weekend tout le monde. Ne manquez pas l'alignement de la lune et de Jupiter. La météo le permettra.

jeudi 26 août 2010

H2O + NaCl ≠ Au

Hier soir, la lune décroissante gibbeuse continuait de s'approcher de Jupiter. Je suis rentré du hockey vers 23h et le spectacle était spectaculaire - même en ville. Je ne peux imaginer à quel point ça devait être beau en campagne.

J'ai rencontré mes troupeaux d'astronomie; 97 étudiants inscrits officiellement, mais il y avait de nombreux absents. Les cours se sont bien passés, même s'ils étaient parfois interrompus par le vacarme de la construction... Considérant que le corridor entier était un chantier poussièreux la semaine dernière, ces messieurs ont quand même fait une job impressionnante. La salle de classe était prête et relativement propre.

J'ai passé un petit questionnaire en astronomie qui comprenait l'énoncé suivant: "Complétez la phrase suivante: Quand je serai grand(e), je vais..."

J'ai eu un plaisir fou à lire les réponses de mes étudiants. Certains étaient brefs et ont répondu quelque chose comme: "Politicien." D'autres se sont laissés aller et m'ont écrit un mini-roman sur leur plan de vie.

C'était fascinant... "je vais être richissîme, avoir six enfants et une grosse cabanne." Ou bien, "je vais inventer une machine qui transforme l'eau salée en or." Euh, ok, pourquoi pas. Leonard da Vinci avait une idée semblable avec le plomb.

Aujourd'hui, je rencontre mes étudiants de physique I pour la deuxième fois. Le cours va commencer pour vrai.

mardi 24 août 2010

Première Journée, Porno d'Oiseaux et Galaxies Lointaines

J'ai rencontré 58 nouveaux étudiants aujourd'hui. Combien de noms ai-je retenus? On verra plus tard cette semaine, mais à part quelques cas qui peuvent porter à confusion, je connaitrai tous les noms de mes étudiants de science d'ici la semaine prochaine.

Demain, je rencontre mes étudiants d'astronomie. Je ne sais pas encore combien il y en aura, mais je m'attends à plus de 90 pour les deux groupes. Le cours d'astronomie est de plus en plus populaire. Tant mieux.

* * *
J'ai terminé ma lecture d'un livre particulièrement intéressant sur le sexe des animaux, des oiseaux et des insectes. Ma critique de Nasty, Brutish and Short: The Quirks and Quarks Guide to Animal Sex and Other Weird Behaviour (par Pat Senson) est positive, même si l'auteur passe d'une espèce animale à l'autre sans transition et que, après les cent premières pages, le tout devient un peu répétitif. Apprendre sur les modes de reproduction du monde animal a été une expérience bizarre pour moi... Je savais que j'étais ignorant, mais je ne savais pas à quel point.

Voici de quoi aurait l'air le film, s'il y en avait un:



* * *
Mon nouveau livre (The Day We Found the Universe, par Marcia Bartusiak) porte sur l'histoire de la découverte des galaxies. En fait, l'être humain observe des galaxies depuis que Galilée a pointé son télescope réfracteur vers le ciel, mais seulement au début du 20e siècle avons nous réalisé que ces objets se trouvaient à l'extérieur de notre propre îlot d'étoiles.

Il y a à peine un siècle, la Voie lactée, c'était tout l'univers.

Et avec la découverte que notre galaxie n'est qu'une parmi tant d'autres, l'univers a soudainement explosé en taille dans l'imaginaire humain.

dimanche 22 août 2010

Souvenirs du 20 aôut

Vendredi dernier, c'était le 20 août, une date importante dans le registre de mes souvenirs. C'est un 20 août que je suis déménagé de chez mes parents. Tôt cette journée là, j'étais dans la voiture avec mes parents, mes boîtes et mes bagages. On roulait vers Montréal sur l'autoroute 20. J'essayais de ne pas trop être joyeux, car ma mère était visiblement secouée. Elle "perdait" son plus jeune.

Mais j'attendais ce jour depuis longtemps. Je m'étais inscrit en physique à McGill. Je ne voulais rien savoir de l'Université Laval; une université respectable, mais oh combien laide et ininvitante pour mes yeux de 19 ans.

(Chers diplômés de Laval, ne me tombez pas dessus pour ce commentaire. Je ne dénigre en rien votre belle institution. Elle est juste esthétiquement affreuse et absolument rien à l'époque ne me motivait à étudier là-bas. Si vous êtes insultés, allez marcher sur le campus de McGill et faites-moi accroire que ça se compare. Bonne chance. De toute façon, je suis finalement allé à Laval pour ma maîtrise, alors la hache de guerre est enterrée depuis longtemps.)

En arrivant à mon appartement rue Édouard-Montpetit, je rangeais mes boîtes avec mon père alors ma mère s'occupait de la cuisine. L'appartement était génial: de hauts plafonds, des planchers qui craquent, une cheminée comdamnée dans ma chambre et un balcon avec vue sur le mur de brique d'en face. Mes voisins ne parlait que très peu français et le corridor sentait toujours la bouffe épicée.

C'était le paradis.

Une fois que tout était prêt, mes parents m'ont amené à l'épicerie la plus proche. Au retour, ils ont rempli mon frigo et mon père a dit: "Bon, ben on va y aller nous autres. Là, Philippe, si y'a quelque chose, tu nous appelles, ok?"

"Oui, oui. Promis," je leur ai dit. Dans ma tête, ça sonnait comme "Vous êtes tous les deux super merveilleux et je vous aime fort, mais retournez à Saint-Augustin. Je suis prêt à vivre en ville. De mes propres ailes."

Je suis descendu dans la rue où mon père s'était stationné pour leur dire au revoir. Ma mère pleurait. Je ne comprenais pas à l'époque, mais je sais pourquoi aujourd'hui.

Puis, ils sont partis. J'étais seul.

C'était le 20 août. L'université commençait après la Fête du Travail. Le soir, je suis allé marcher sur la rue Sainte-Catherine. J'étais finalement arrivé en ville.

samedi 21 août 2010

J'ai Besoin de Vacances

Avant de sauter à pleine dent sur l'ironie plutôt évidente du titre de billet, considérez que mes longues "vacances" de prof de Cégep n'ont pas été très conventionnelles. Oui, j'avais l'immense opportunité de travailler à mon rythme, mais cela ne change en rien la fatigue que je ressentais hier soir après ma première semaine au Cégep. J'ai passé l'été à travailler après tout.

Les réunions de département, c'est épuisant. Faire passer des entrevues n'est pas de tout repos non plus. Reprendre le rythme endiablé d'une session scolaire doit se faire par étape, surtout après un tel été de beau temps.

Et j'ai probablement joué la partie de hockey la plus épuisante depuis très, très longtemps. Nous avons gagné la demi-finale de ma ligue d'été de peine et de misère dans un gym où l'air climatisé n'est qu'un mirage loin à l'horizon. Il faisait extrêment chaud et humide, et mon équipement de gardien pesait beaucoup plus lourd que d'habitude. Nous jouons la grande finale de notre ligue la semaine prochaine.

Ce weekend est réservé pour la lecture, la relaxation, la zenitude. J'ai décidé de ne pas travailler du weekend.

* * *

Ma terrasse arrière est une magnifique vue de l'est de Montréal. Je vois la tour du Stade olympique (qui est beaucoup plus belle vue de loin...), le pont Jacques-Cartier (et le concours de feux d'artifices) et beaucoup, beaucoup de sommets feuillus (c'est incroyable à quel point les gros arbres améliorent le panorama des milieux urbains).

Depuis une semaine, je remarque de l'activité particulière sous le toit du building directement derrière chez-moi. Deux couples de pigeons ont pris nid dans l'entre-toit (les nombreux orages de cet été ont fait tomber des planches de bois, voir photo).



J'ai vu les parents ramener de la bouffe pour les petits. Je les ai vu s'obstiner et se donner des coups de bec. Ils se collent en amoureux. À part ça, ils passent beaucoup de temps à surveiller les environs. Ces pigeons ont gagné le jackpot.

Je vais garder tout ça à l'oeil. Dès que j'aperçois des petits, je vais les prendre en photos.

jeudi 19 août 2010

Cent Cinquante Nouveaux Noms à Apprendre

Nous avons reçu notre nouveau prof au département de physique hier. Petite réunion pas toujours agréable, mais nécessaire: nouvelles règles de département, révisions de note, ajustement de l'horaire des labos, etc.

Je regarde mes listes de classe: deux groupes d'astronomie et deux groupes de physique I. Je vais avoir beaucoup d'étudiants de première session; des recrues qui viennent de sortir du secondaire. Les jeunes de la réforme!

Voilà pourquoi je ne connais virtuellement aucun de mes étudiants - quelque chose qui ne m'est pas arrivé depuis... euh... longtemps. L'an dernier, je connaissais au moins la moitié de mes étudiants, et donc apprendre tous les noms n'était une tâche si ardue.

Je vais faire un ménage de mon disque dur cérébral pour faire de la place pour tous ces nouveaux noms.

En attendant, la préparation continue. Les vacances sont vraiment derrière nous. Tant mieux: j'adore l'automne.


(Coucher de soleil en Indonésie)

mardi 17 août 2010

On Récolte ce que l'on Sème

Tel une fourmi dans une fâble de Lafontaine, j'ai chanté de la physique tout l'été et je peux maintenant manger le fromage laissé par le corbeau. Ou était-ce un criquet? J'oublie...

"Rien ne sert de courrir, il faut tracer les points" aurait dit la tortue ninja devant son examen de math.

Et le lapin? Il a joint la famille Cullen après un incident impliquant un moustique buveur de sang. La dernière fois qu'on l'a vu, il terrorisait les animaux habitant les forêts autour de Seattle. Il est follement tombé en amour avec Bugs Bella.

Vous venez de lire la toute première référence croisée de Lafontaine et Twilight.

Assez de divagation. Me voici avec mes récoltes de l'été:

lundi 16 août 2010

De la Confiture en Ligne

Le travail m'attend aujourd'hui. C'est la rentrée des profs. Nos horaires complets sont maintenant disponibles. Il ne me reste qu'à entrer les bons codes des compétences (Zzzzz...) ministérielles à mes plans de cours.

* * *

Depuis plusieurs années, je joue de la musique avec un ami que j'ai rencontré pendant mes années à McGill. Une fois par mois, on se rencontre, on jase, on prend un verre ou deux et on s'installe dans notre "studio" et on fait de la confiture - ou, pour ceux qui ne sont pas agacés par mon utilisation de certains anglicismes, on jamme.*

(*Je reçois régulièrement des courriels de zélés anglophobes qui m'accusent de diluer la langue française, alors je vais essayer de faire un effort sarcastique pour leur faire plaisir.)

Une de nos chansons se trouve maintenant sur le site de la CBC et j'invite les intéressés à aller y jeter un coup d'oeil (ou d'oreille, c'est selon). Je ne suis pas du genre à me faire des prises de courant (plugs), mais j'espère que mes lecteurs me pardonneront celle-ci.

Bon, de retour au travail!

jeudi 12 août 2010

De Retour le Lundi 16 Août

Mes vacances ont commencé à Las Vegas et elles se terminent à Toronto. Mon été 2010 s'achève officiellement dimanche soir. Je serai dans la ville reine d'ici là.

C'est la rentrée des profs lundi. En espérant que le Cégep ne soit plus un chantier... c'était assez déprimant quand j'y suis allé la semaine passée, même si je sais que le résultat final en vaudra la peine.

mardi 10 août 2010

Ferme ta Gueule, tes Parents ont Rien Construit Pantoute

J'attends depuis depuis déjà 15 minutes. J'essaie de mon mieux de me distraire, mais j'ai peur de rater mon numéro quand il apparaîtra à l'écran (car il n'y a pas de sonnerie quand un nouveau numéro apparaît!).

Puis-je mettre ça sur le dos à Harper?

Je suis le D615. Quand je suis arrivé, l'écran indiquait D611, alors c'était encourageant. À peine deux minutes plus tard, je me suis rendu compte qu'il y a avait aussi des A et des B... Près de dix minutes se sont écoulées avant qu'un autre numéro D ne soit appelé.

Je suis au complexe Guy-Favreau, au bureau des passeports du Canada. Je suis assis dans la première rangée de chaises et j'observe - d'un oeil agacé et d'une oreille qui souhaiterait être sourde - ces étranges animaux bipèdes que l'on nomme "humains".

Je regarde les commis aux guichets et je constate immédiatement la variété culturelle promue par le gouvernement canadien. En face de moi, il y a un petit monsieur de race blanche qui porte le p'tit chapeau juif (la kippa?). À sa droite, il y a une très jolie fille asiatique, puis une femme haïtienne. À la gauche du petit monsieur juif, il y une femme qui porte le hijab (le voile autour de son visage, pas sur son visage).

De la diversité, en veux-tu, en v'là. J'ai pas de problème avec ça. Quatre commis, quatre cultures (et races) différentes. Ô Canada.

À côté de moi s'approchent une vieille dame et son mari. Un agent de sécurité les accompagne. "Assoignez-vous ici madame, un agent va vous appeler bientôt," il leur dit. La madame est furieuse, ça se voit. Ça se sent.

"Eille, y vont tu nous faire niaiser de même longtemps, les tabarnac?" Je me tourne en sa direction, mais je l'évite du regard. Elle ressemble physiquement à ma grand-mère quand elle était plus jeune. Elle refuse de s'asseoir. Son mari est évaché sur sa chaise.

"Tout ça pour une semaine à Wildwood? Crisse d'Américains, j'vas leur fourrer dans l'cul, mon esti d'passeport." Je ferme les yeux et essaie de m'imaginer sur une plage. Mais la vieille dame grogne sans arrêt. Pourquoi n'ai-je pas mes écouteurs avec moi?

Soudainement, la vielle dame regarde en direction des guichets. Elle aperçoit la commis qui porte le voile.

"Non, mais tu voé-tu ça, crisse?" Elle lève les bras en l'air. "Où c'est qu'on est rendu? Moé, dans mon temps, ch't'aller au Maroc pis j'me suis faite refusée à des places à cause de mon linge." Elle lève un peu la voix et les agents de sécurité se regardent en fronçant les sourcils.

Pourquoi est-ce si bizarre d'entendre une vieille femme sacrer?

"Pis asteur, j'peux pas venir me chercher un passeport CANADIEN sans me faire servir par une Tamoule. Ah ben, j'ai mon crisse de voyage. C'est MON pays, icitte. Mes parents l'ont construit, c'pays là." (voir le titre de ce texte)

J'ai envie d'intervenir.

J'ai envie de lui dire: "Quand vous êtes allée au Maroc, on vous a refusé accès à des endroits? Ben justement madame. Nous, on est pas comme eux. On accepte. Vous dénoncez le fait qu'ils soient fermés d'esprit, mais dans le même souffle vous voudriez qu'on fasse pareil?"

Mais je ne lui dit pas. Ça serait complètement stérile. J'ai juste envie d'avoir mon nouveau passeport et de foutre le camp. J'ai passé l'été à écrire et à faire de la recherche - je ne suis plus habitué à être entouré d'humains.

Le D614 apparaît à l'écran.

Plus qu'un seul numéro D et c'est à moi. S'il-vous-plaît, sortez-moi d'ici.

* * *

Et quelle coïncidence que je raconte cette histoire lors de mon 666e billet de blog! (Pour vrai!)

dimanche 8 août 2010

Je Sais Que Le Titre Est Long, Mais C'Est Pas Grave


La première version de Planètes, Étoiles, Galaxies et ce gros Boom qui aurait tout commencé sera en vente à la Librairie laurentienne du Cégep de Saint-Laurent le dès le 23 août 2010.

C'est tout ce que j'ai à dire aujourd'hui. Bon dimanche à tous et toutes.

PS: Prof Peejay is back!

vendredi 6 août 2010

Des Fleurs Figurées

J'avoue ressentir une certaine fierté ce matin. Je finalise les corrections de mes nouveaux manuels. C'est quelque chose de les voir en fichier Word, mais de les voir pour la première fois sur papier? C'est tout un feeling.

Je commence ma re-re-re-lecture: premier chapitre, première page, première faute. C'était inévitable. C'est pourquoi il est important de réviser pour un million de fois après l'avoir fait 999 999 fois. Je vais terminer ma re-re-relecture et faire imprimer le tout la semaine prochaine. Je vais compter sur mes chers étudiants à l'automne pour trouver les coquilles restantes. Cheap labour.

Quand on est au bout du rouleau, qu'on a l'impression de perdre son temps pour une cause futile, il arrive parfois de se faire atteindre par une foudre d'enthousiasme; une injection surprise et subite d'optimisme qui fait vibrer tout ce qui me fait aimer autant mon travail.

En effet, j'ai reçu cette semaine des centaines de fleurs virtuelles qui m'ont encore fait plus plaisir que l'auraient fait des fleurs au sens littéral. Une ancienne étudiante est entrée en contact avec moi et m'a rappelé pourquoi je fais ce travail parfois ingrat. Ces fleurs sous forme de mots courtois m'ont donné le brin d'énergie qui semblait me manquer pour finir ces maudits manuels interminables. Je la remercie.

J'entre dans les deux dernières semaines de "vacances" la tête plus reposée que jamais.

mardi 3 août 2010

LIMBO: Entre une Vie Monochrome et une Mort Fréquente

Les lecteurs réguliers de ce blog connaissent sans doute mes quelques activités de pertes de temps préférées: suivre le hockey de la NHL, en particulier cette franchise à la fois adorée et maudite qu'est le Canadien de Montréal, et me laisser charmer pendant des heures sur ma console de jeu...

La saison estivale n'est pas que des vacances pour moi. Je travaille sur mes cours et mes manuels sans cesse. Cependant, le soir venu, il m'arrive de m'installer confortablement dans le noir et jouer avec ma XBOX sur mon projecteur. L'été 2007 avait été consacré à Hitman:Blood Money. À l'été 2008, c'était Grand Theft Auto 4. L'an dernier, j'ai découvert l'extraordinaire Civilization Revolution.

Cet été? Je n'ai vraiment pas été un gros gamer. Peut-être que c'est l'âge, peut-être que c'est mes deux ligues de hockey, peut-être que c'est le beau temps... Je ne sais pas. Mais j'ai découvert un petit bijou sur XBOX Arcade: LIMBO de Playdead games, une compagnie de jeu danoise.



Le jeu est entièrement en noir et blanc. Il y a très peu de musique et aucune cut-scenes... aucun temps de chargement, aucun dialogue. Et malgré tout ça, c'est mon jeu de l'été 2010.

LIMBO est un jeu de puzzles. Il faut éviter des obstacles et des pièges, il faut utiliser des cadavres, des cordes, des caisses, des leviers, des aimants. Il faut tordre les lois de la gravité, éviter des planchers électrifiés et se tenir loin de l'eau.

Et tout ça avec un joystick directionnel et deux boutons... comme dans le bon vieux temps.

Les décors sont fantastiques et l'absence de musique, bizarrement, augmente le niveau de creepiness de la dure réalité dans laquelle notre petit garçon est plongé.



Les lois de la physique sont rigoureusement respectées dans la première partie du jeu. Les acrobaties, les pentes abruptes et les nombreuses façons de mourir sont extrêmement réalistes, ce qui donne à LIMBO davantage de beauté et d'efroi. Je mentionne la première partie du jeu, car lorsque notre petit bonhomme entre dans une usine hostile, les lois de la gravité sont maintenant sujètes à la position de certains leviers. Le monde tourne à l'envers et sur le côté. Au toucher d'un bouton, notre petit garçon se met à marcher au plafond et doit éviter tout ce qui tombe du plancher.

Réaliste? Non. Divertissant? Absolument.



Je donne à LIMBO un 9/10. Dans la catégorie des jeux d'arcade 2D, LIMBO se classe au sommet de ma liste des dernières années.

dimanche 1 août 2010

Ach, Unmöglish! Impossible! Deux!

J'écris présentement le solutionnaire du sixième chapitre de mon manuel d'exercices. Il y aura en tout sept chapitres, alors on peut dire que j'achève.

Cependant, l'écriture du solutionnaire est toujours laborieuse et semble interminable... alors je prends le reste de la journée pour lire et me reposer. Je crois que je le mérite.

Il fait tellement beau dehors, les "vacances" sont presque finies et, en ce premier jour du mois d'août, j'ai l'impression que le compte-à-rebours vient de commencer. J'aimerais profiter du calme avant la tempête. J'aurai beaucoup de travail dans les prochains jours, incluant assister à des entrevues. Et oui, nous devons engager...

En attendant, perdons un peu de temps sur YouTube:

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