Je vous invite à visiter mon nouveau blog, The Lost Neutrino. Merci pour le support que vous m'avez offert pendant ces cinq années de l'Univers en orbite.

mercredi 31 mars 2010

Corps en Mouvement

Depuis quelques semaines, je joue au hockey cosom les mardis soir (avec des amis d'amis de mes amis). C'est une bonne gang de gars. Le niveau est quand même assez compétitif, même s'il est récréatif... des mâles adultes qui aiment encore jouer à des jeux de ti-gars.

Je garde les buts. Depuis que j'ai commencé à jouer avec eux, je joue bien. Je vois bien la balle, je fais des arrêts solides et je gagne la majorité de mes matchs. Un bon gardien doit couvrir ses angles et prédire la trajectoire (parfois courbe) de la balle.

Tous ces corps en mouvement... Y'a de la physique là-dedans.

Après la soirée, je jase avec un de mes coéquipiers dans ma ligue compétitive. "Ouin, il faudrait vraiment resserrer la défensive si on veut rester dans les séries," il me dit en fumant sa clope. "La game de cette semaine, c'est vraiment un must-win." Je reste avec lui quelques minutes, puis on se dit à plus tard. Il est tard. Il fait froid.

Je mets ma poche sur le banc arrière et mes pads sur le siège du passager. J'embarque dans la voiture. Je roule en écoutant la fin du show de Ron Fournier. Quel clown.

J'arrête près d'un dépanneur, j'allume mes quatre-flasheurs, je rentre en vitesse pour m'acheter un jeu de fruit. Pourquoi boire du Gatorade - de l'eau et du sucre - quand je peux boire du jeu naturel avec de la vitamine C?

Je retourne à l'auto. Je roule sur Hochelaga. Je passe sous un viaduc. Il y a un train qui roule au-dessus de moi.

Du mouvement partout.

Et pourtant, les rues sont si calmes. J'adore Montréal.

Je tourne au Parc Lafontaine. Devant moi, je vois que les trois ou quatre prochains feux de circulation sont verts. Je roule vers chez-moi. En arrivant, je vais vérifier les scores du hockey, lire mes courriels et me faire un tisane. Après, ce sera dodo - j'ai une grosse journée mercredi.

Soudainement, une petite voiture rouge entre dans mon champ de vision. Elle roule sur un axe perpendiculaire au mien. La collision est inévitable.

En un instant, ma voiture se transforme en accordéon. Lorsque je reprends mes esprits, mes yeux confirment ce que mon cerveau hurle depuis le début de cette fraction de seconde interminable: ma lumière est verte; la sienne est rouge.

Y'a de la physique là-dedans aussi.



mardi 30 mars 2010

Comment Corriger Cinquante Devoirs en Moins de Quatre Heures

- D'abord, le devoir doit couvrir de la matière importante, sans toutefois être trop long;
- Ensuite, le corrigé doit être prêt. Le prof doit connaître les réponses et les démarches par coeur;
- Permettre aux étudiants de travailler en équipe de deux s'ils le désirent (sinon, le nombre de devoir aurait monté à soixante-neuf...)
- Avertir les étudiants des deux groupes (mais surtout du deuxième) qu'ils doivent travailler en *presque silence*, ce qui permet de corriger les copies du premier groupe.
- Avoir la motivation de pouvoir remettre les devoirs dès le lendemain (pas toujours facile);
- Pour aider à la motivation, mettre à l'horaire un examen au retour du weekend de Pâques... et ce, malgré une grève étudiante qui annule un cours qui était prévu être une révision pour l'examen.

Ouf!

Demain, je serai à mon bureau presque toute la journée pour écrire l'examen de mardi prochain.

(Les galaxies M81 et M82...)


lundi 29 mars 2010

Lecture et Plan de Semaine

Je lis présentement un livre extraordinaire (du moins, les quarante premières page le sont) de Richard P. Feynman - Quantum Electrodynamics: the Strange Théory of Light and Matter.

Fascinant.

* * *

Je suis plongé dans la lecture de mes livres de maths universitaires depuis ce matin afin de comprendre pourquoi la divergence de 1/r2 donne zéro. J'utilise le théorème de Gauss à chaque fois que j'enseigne le cours de physique II, mais je ne me souvenais plus de la preuve.

Et j'ai trouvé. Enfin. Ça fait du bien parfois de se rafraîchir la mémoire.

Maintenant, je peux passer à autre chose.

Il y a toujours cette pile de rapports de laboratoire qui m'attend, mais j'essaie de la faire attendre jusqu'à la semaine prochaine. Mardi, ce sera le deuxième examen de physique III et j'en aurai pour trois heures à surveiller mes étudiants. Ce sera une bonne occasion de finir toute cette correction.

Ouf, je viens de libérer ma semaine déjà chargée.

Je vais préparer la matière de physique III post-examen. Nous commençons notre segment sur la physique moderne. Je crois être fin prêt à leur présenter les concepts de la relativité restreinte, mais je veux que mon Powerpoint sera sans faille. Alors, je m'y mets tout de suite.

Parlant de l'examen, il faudrait bien que je l'écrive... Bah, ça peut attendre un peu.

Jeudi, le Cégep sera fermé pour la grève étudiante. Mes cours seront donc annulés, mais je serai quand même présent. Nous avons des réunions de profs...



samedi 27 mars 2010

Un Vice qui a Payé mes Études

Quand j'étais croupier au Casino de Montréal, je rencontrais à tous les jours des joueurs compulsifs, des irrationnels qui pensent que leur tour est venu, des gens qui n'espèrent que gagner le gros lot afin que leur vie s'améliore.

Je me souviens d'une fois en particulier, j'étais assigné à une table de Black Jack à $50. Un homme vêtu d'une chemise-veston-cravate jouait et perdait. Il partait au guichet automatique, revenait avec des beaux billets de $100 fraîchement repassés... et les reperdait aussitôt.

Soudainement (il était vers 11h le matin), son téléphone cellulaire sonne. Il me regarde nerveusement. Il sait très bien qu'il est interdit de parler au téléphone en jouant, il se tourne dos à moi et répond.

"Oui? Salut Chérie. J'suis avec un client là, j'peux pas te parler longtemps." Il n'y avait pas d'autres joueurs à ma table, alors je le regarde et j'attends.

"Non, je ne suis pas au casino, je travaille!" dit-il en soupirant. "C'est quoi là, tu m'fais pas confiance?" Le noeud de sa cravate est lousse. On dirait qu'il ne s'est pas rasé depuis la veille. "Bon, y faut que j'y aille. J'te rappelle." Il racroche et m'ordonne de continuer la main.

Il perd encore et frappe son poing sur la table en invoquant quelques saints du ciel.

Esclave du jeu. Esclave du gain facile. Menteur.

Loser.

* * *

Ce n'est qu'une anecdote, mais ces années au Casino m'ont été bénéfiques d'un point de vue personnel. Elles m'ont fait ouvrir les yeux sur la faiblesse du rationel chez certains humains. Moi qui croyais que seuls les enfants voulaient la facilité à tout prix...

Certains humains ne grandissent pas. Et Loto-Québec en profite.

Je me souviens d'un collègue croupier qui me disait que ces gens là paient des 'impôts volontaires', que leurs pertes personnelles enrichissent l'État. Ce que les Casinos ramassent - théoriquement - s'en va dans les hôpitaux et les écoles. Ces losers s'appauvrissent, mais la société s'enrichit sur leur dos.

Je sais pas. Two wrongs don't make a right.

Au moins, le Casino m'a aidé à payer mes études. Considérant que j'ai une carrière aujourd'hui, j'en suis bien content.

Au casino, les seuls gagnants portent des noeuds-papillon et se tiennent debout, derrière les tables.



vendredi 26 mars 2010

Les Accros Qui Puent dans le Métro

Hier, dans le métro, j'étais assis à côté d'une jeune femme qui puait la cigarette. J'essayais de garder ma concentration sur mon livre, mais l'influx nerveux de mon nez ne cessait de m'interrompre. C'était affreux.

À Lionel-Groulx, je n'en pouvais plus. J'ai profité du fait que le wagon se vidait pour aller m'asseoir ailleurs. Elle empestait. C'était dégoûtant.

À Berri-UQAM, je lève les yeux et remarque que la jeune femme est debout, cigarette éteinte au bec, prête à sortir du train. Elle était probablement en manque de nicotine après ce voyage souterrain de 15 minutes.

Le train ralentit, mais les portes ne s'ouvrent pas immédiatement. Elle s'impatiente, cogne dans la porte avec ses pieds et murmure des obsénités. Elle ne tient pas en place.

Elle tient son briquet dans ses mains.

Esclave du tabac.

Peu importe le vice, il y a des gens qui savent en profiter, d'autres qui en abusent. Notre espèce est ainsi faite.

Même chose pour la drogue. Même chose pour l'alcool. Même chose pour la malbouffe.

Mais les accros du tabac, ces cendriers ambulants, sont particulièrement dégueulasses. Surtout dans le métro.

Un ami m'a déjà dit: "Une femme qui fume, c'est comme une fleur qui rote."

Belle métaphore.



jeudi 25 mars 2010

Jusqu'au Dernier Mouton


Je ne compte plus les moutons depuis que j'ai adopté la méthode scientifique. Après tout, qui peut vraiment affirmer avec certitude que je suis rendu à 34 781 moutons et non juste 34,8 ± 1 kilomoutons?

Malheureusement, mes kilomoutons se sont transformés en mégamoutons. Et j'approche dangeureusement de mon premier gigamouton... tellement que je considère 'switcher' à une échelle logarithmique très bientôt.

En effet, il m'arrive d'être insomniaque. Ce n'est pas nouveau. Ça a commencé quand j'ai quitté le nid familial et que j'étudiais à McGill. Bizarrement, j'avais plus de facilité à dormir le jour que la nuit. Et ce n'était pas parce que je faisais le party. J'étudiais fort. À ma troisième année, je travaillais au casino de nuit, je dormais le jour et j'étudiais le soir. Bel horaire.

Je sais, ne pas pouvoir fermer l'oeil à l'occasion n'est pas de l'insomnie. Mais parfois, ça dure et ça dure... pendant des semaines, je me sens quasiment nerveux d'aller au lit. Évidemment, ça n'aide pas. Je suis étendu dans le noir. Tout est silencieux. J'entends mon coeur battre. Le frigo repars. Le calorifère aussi. Mes yeux sont grand ouverts, rivés au plafond.

Et je ne dors pas. Il est 23h... 00h... 1h... 2h... et plus le temps passe, plus je me m'impatiente, moins je dors.

Allez, il n'est pas si tard. Prise deux.



mardi 23 mars 2010

Une Autre Bulle

J'ai terminé le cours d'optique avec un défi de taille: démontrer que l'approximation des petits angles dans l'expéridence de Young est valable et légitime.

Je viens tout juste de me faire un une feuille Excel pour comparer deux courbes, la réelle et l'approximation. Elles se chevauchent. Hourra. L'écart entre les courbes est ridicule, de l'ordre de 10-10.

Magnifique.

Les mardis ne sont jamais des journées très productives - après tout, je dois enseigner - mais je rentre chez-moi satisfait ce soir. Mes cours se sont bien déroulés et je suis déjà prêt pour le reste de la semaine. Il me reste à réviser la matière pour la semaine prochaine. L'examen de physique III s'en vient vite (6 avril).

Cet après-midi, j'ai raconté une histoire qui m'avait grandement marqué pendant mes études. C'était quand mon prof d'électromagnétisme nous avait démontré le lien entre la conductivité électrique et l'opacité d'un matériau solide. Je me souviens d'avoir été profondément bouversé par cette découverte.

Un solide ne peut être conducteur électrique s'il est transparent. Ce n'est pas techonologiquement, mais physiquement impossible. S'il est conducteur, c'est que les ondes électromagnétiques ne peuvent le traverser. La lumière est one onde électromagnétique. La lumière ne peut donc traverser un conducteur électrique. Les conducteurs électriques (solides) sont donc opaques. QED.

De telles bulles de mémoires, quand elles reviennent m'éclabousser en pleine figure, me rappellent pourquoi je suis resté aux études en physique. En deuxième année d'université, j'ai presque tout lâché. Mes parents m'ont convaincu de continuer et j'ai persévéré.

Ils avaient raison.



lundi 22 mars 2010

Petite Erreur Chronologique

C'est sans contredit l'examen de lecture du cours d'astronomie qui me fait le plus rire à chaque session. Les résultats sont généralement bons, mais il y a toujours quelques 'bloopers'...

Le bijou de cette session est aussi hilarant qu'inattendu.

Selon ce que j'ai lu sur cette copie, c'est le Big Bang qui aurait causé... l'extinction des dinosaures.

Du moins, c'est peut-être qu'ils ont pensé quand l'astéroïde a frappé le Yucatán...







dimanche 21 mars 2010

La Surface de Mars... et la Beauté Éphémère de l'Univers

Il fallait bien qu'il se mette à neiger au premier jour du printemps! Pas grave, je passe une belle journée de travail dans mes livres et devant mon ordinateur. La télé est allumée, mais je ne la regarde pas. Si les Rangers perdent contre les Bruins, les carottes new yorkaises seront cuites.

Je regarde des images de la planète Mars. Si jamais l'être humain décide d'investir et d'entreprendre un voyage interplanétaire, c'est vers Mars qu'il ira. Mais qu'allons-nous découvrir en personne que nous ne connaissons pas déjà grâce aux sondes robotisées?

Nous apprendrons que Mars, malgré sa beauté superficielle, est extrêmement hostile à la vie; que si nous voulons trouver une autre planète à exploiter, nous devrons sortir du système solaire... quelque chose que je ne crois pas voir de mon vivant, même si je dépasse l'espèrance de vie moyenne de ma génération.

Isolée dans notre bras de galaxie, l'humanité demeure encore clouée sur terre, prisonnière d'une planète qu'elle ne semble pas apprécier à sa juste valeur.

"C'est impossible," mon père me dit, "que tout cet espace soit du gaspillage. C'est sûr qu'il doit y avoir un moyen de voyager plus vite que la lumière." Mon père est un grand fan de Star Trek. Il ne veut pas croire que nous soyons destinés à rester sur une petite planète quand l'univers est si monstrueusement vaste.


"Si on ne peut réellement pas voyager plus vite que la lumière, alors l'univers est mal fait," m'a-t-il dit un jour, "et ça, je refuse d'y croire."

Bon point, mais c'est philosophique, pas scientifique.

"Et si c'était l'être humain qui était mal fait," lui ai-je déjà répondu, "et non l'univers? Peut-être qu'il est possible de voyager d'une étoile à l'autre, d'une galaxie à l'autre... mais que c'est notre espèce qui ne possède pas l'espérance de vie nécessaire pour y arriver?"

Nous n'avons aucun contrôle sur les lois de l'univers. Après tout, nous ne faisons que l'habiter.

Il n'y a pas de magie dans ce monde, juste de la beauté éphémère.



samedi 20 mars 2010

Équinoxe, Matrice, Blog Hockey et Lune Patate

Si je me fie à mon calendrier, c'est le début du printemps aujourd'hui. Les journées sont maintenant aussi longues que les nuits et la dérivée de la courbe est positive. L'été s'en vient. Il ne reste qu'un petit tas de neige sur ma terrasse arrière. Il dégoûte à vue d'oeil.

Je pense encore à l'examen d'astronomie. Ça devrait me sortir de la tête. Après tout, c'est le weekend. Mais ça me frustre encore. Je vais publier les notes aujourd'hui.

J'ai eu une idée pour connaître quelle partie du cours a été la plus ratée à l'examen. Ça va me prendre un peu de temps, mais ça vaut la peine. Je vais reprendre les examens et comptabiliser quels numéros ont été ratés et lesquels ont été réussis. À l'aide d'une petite matrice Excel, ja vais pouvoir identifier les forces et les faiblesses de l'examen.

Ça devrait me prendre une heure, maximum. J'ai laissé les examens à mon bureau, alors ça devra attendre à lundi.

Alors que faire ce weekend? Je pourrais préparer la semaine prochaine... ou la session prochaine. Je dois rencontrer mon éditeur qui revient de vacances cette semaine. Il sera sans doute intéressé à connaître mon progrès des dernières semaines.

Et il paraît qu'il u a un match de hockey ce soir? Une étudiante hier m'a quasiment supplié de recommencer à écrire sur HabsEnOrbite.org... Comment dire non? J'avais pratiquement arrêté de bloguer hockey en décembre parce que les performances du Céhache me frustraient trop.

Mais puisque ça sent la coupe...


(Phobos, une des lunes 'patates' de Mars...)


vendredi 19 mars 2010

Cauchemard, Flashback et Constat d'Échec

C'est un vrai cauchemard. Ce que tout prof craint. Je suis assis à mon bureau, devant une pile d'examens corrigés et je ne sais pas quoi penser.

* * *

Il y un peu plus de six ans, j'étais assis au bout d'une longue table de conférence. Étaient présents: le coordonateur du département de physique, deux autres profs et deux représentantes des ressources humaines du Cégep.

Au début de l'entrevue, on m'avait demandé de présenter une courte prestation sur la contrainte de matériaux; la tension, la compression, la torsion. Ça s'était bien passé.

Ils et elles m'ont demandé pourquoi je voulais être prof au collégial. Honnêtement, j'étais tellement nerveux que je n'ai aucun souvenir de ma réponse. Mais ça ne devait pas être si mal parce que j'ai obtenu le poste.

Vers la fin de l'entrevue, une dame des ressources humaines m'a posé une question piège. "Supposons que vous corrigiez un examen et que la moyenne de votre classe est de 58%." Elle lève les yeux de sa feuille et me regarde. "L'examen est un désastre. Que faites-vous?"

Je ne me souviens pas de ma réponse exacte. Mais, encore une fois, c'est moi qui ai eu le poste. Ma réponse ne devait donc pas être si pire.

J'ai probablement répondu quelque chose comme: "Si l'examen a été mal réussi, alors peut-être que la matière a été mal expliquée; peut-être que les points importants n'ont pas été soulignés; peut-être que les étudiants n'ont pas ressenti la motivation nécessaire et n'ont tout simplement pas assez travaillé."

"D'accord, mais que faites-vous devant ce constat?"

Je ne sais toujours pas quoi faire. Il n'y a pas de bonnes réponses, même s'il y a des tonnes de mauvaises.

Tout de même, le lendemain, la dame des ressources humaines m'a téléphoné à 8h00 pile le matin pour m'annoncer que j'étais maintenant prof de Cégep.


* * *

Comment aurais-je pu savoir qu'une question hypothétique pendant mon entrevue serait applicable six ans plus tard?

L'examen du cours d'astronomie est un vrai désastre. La moyenne non-normalisée est de 63%. Que s'est-il passé?

Considérons les points suivants:
- Il s'agit sensiblement du même examen que les sessions passées;
- Les diapositives sont, à quelques petites modifications près, les mêmes;
- J'utilise le même manuel depuis quatre sessions;

Alors comment expliquer ces notes pourries? Comment expliquer que 40% des etudiants aient coulé? Est-ce le cours que j'offre depuis janvier est si différent des autres sessions? Je ne comprends pas.

Je dois partager le blâme; une part de mon côté, une part vers les étudiants.

De mon côté, je devrais faire attention de ne pas prendre la matière pour acquise. J'ai donné ce cours tellement de fois que la matière est peut-être devenue trop 'évidente' pour moi. Je dois faire attention.

Du côté de mes étudiants, certains d'entre eux se sont définitivement pognés le derrière à deux mains depuis le début de la session. Peut-être ont-ils cru que ce cours, puisqu'il est complémentaire, serait facile et ne demanderait aucun travail.

Erreur.

Non mais quand même, Certains étudiants ont obtenu des notes de 10,11 et 12 sur 40. Ai-je besoin de rappeler que c'était un examen à choix de réponses??? Quand un étudiant obtient 25% dans un tel examen, non seulement n'a-t-il rien étudié, mais il est aussi malchanceux! Franchement.

Je crois que je vais aller voir si la dame des ressources humaines pourrait me donner quelques conseils...



mercredi 17 mars 2010

Dommages Cérébraux Limités

Avez-vous déjà essayé d'écouter les lignes ouvertes avec Ron Fournier pour plus de cinq minutes consécutives? J'ai tenté l'expérience après la victoire du Céhache hier soir à New York.

Quand l'équipe s'enlisait en début de saison, il fallait avoir la tête à Gainey, Jacques Martin était un coach 'feni' et le manque de Francophones en sein de l'équipe était une insulte - que dis-je? un poignard au coeur! - de notre fière patrie qui se bat pour la liberté et la justice et.... et.... d'autres mots frappants comme ceux là!

C'était comme un match de lutte entre un gros gars tatoué qui n'a pas fini son secondaire et la langue française. Et la langue de Molière en mangeait toute une.

Mais hier soir, écouter Ron et ses auditeurs, c'était comme une scéance de... ose-je écrire ce mot?

La première partie rime avec 'masse' et la deuxième avec 'perturbation'. Le tout enrobé de flanelle bleu-blanc-rouge.

Tous les clichés étaient là. "Enfin, y jousent comme une équipe." "Quand chacun connaît son rôle, l'équipe peut avancer." etc.

Pas de la grande radio, mais c'est comme ça qu'on fonctionne dans la société distincte. Nous sommes fiers de nos traces de sang latin. On passe de zéro à héro en un clin d'oeil. On fait la même chose avec nos politiciens.

Peu importe, il reste qu'après dix minutes, je n'en pouvais plus. Je sentais que mon QI tombait en chute libre, et que, si je persistais , il se retouverait bientôt à vingt mille lieues sous les mers.

Puis, de peine et de misère, avant que me vint l'envie d'appeler ce cher Ron, je suis parvenu à changer de poste.

Heureusement, les dommages cérébraux ont été limités.

Rubarbe, cendrier, couleuvre, foetus, curling et patates pilées.

Euh... eh?



mardi 16 mars 2010

Faux Départ

Difficile d'imaginer un faux départ plus flagrant que ce qui m'est arrivé hier soir. Mes présentations Powerpoint sortaient à peine du four, mes lunchs de la semaine étaient préparés, j'avais packté tous mes livres et notes de cours dans mon sac de travail... La deuxième moitié de la session allait commencer du bon pied.

En fin de soirée, la mal de tête s'installe. Je m'hydrate, je prends une Advil, je me prépare à aller au lit. Quelques heures sans sommeil plus tard, la fièvre grimpe. Je suis en sueurs, incapable de dormir. Je regarde le cadran sans cesse; il est supposé de me réveiller à 5h45am. Mon coeur veut sortir de ma poitrine. Vais-je pouvoir m'endormir un jour?

À 2h du matin, je décide de 'câller' malade sur le système Omnivox. J'essaie à plusieurs reprises, mais le site internet ne répond plus. Pas moyen d'avertir les étudiants du cours de 8h de mon absence.

Quand ça va mal...

La dernière heure dont je me souviens avoir vu sur mon cadran est 3h33am... Ce matin, je me suis réveillé magané vers 9h. Aujourd'hui, je me repose et prends des forces. J'ai bien l'intention de retourner au travail demain.

Et dire que je disais hier à mon épouse à quel point j'avais hâte de retrouver ma routine de travail... Oups. Faux départ.

On se reprend demain.



dimanche 14 mars 2010

Souvenirs du 3 juin 1993

Ça recommence demain.

Du moins, pour vous. Pas pour moi. Mon premier cours de la semaine est le mardi à 8h00. Mais j'en ai tellement assez de ne pas enseigner que je vais essayer de convaincre mes étudiants de commencer la semaine dès demain matin. Oui, je serai probablement au Collège demain, en partie pour repondre au gogolplex de courriel que j'ai reçus depuis les cinq derniers jours.

Mais je ne peux pas faire de promesse. Officiellement, je ne suis pas disponible les lundis. C'est ma journée pour finir la préparation de la semaine.

Tout va dépendre de mon humeur en me levant demain matin.

Juste comme je croyais avoir la paix ce printemps pour avancer mes divers projets d'écriture, le Céhache en gagne cinq de suite et soudainement tous les rêves semblent permis. En tant que prof de Cégep, j'ai le luxe d'être bel et bien certain d'être en vacances le jour de la Parade de la Coupe.

(Le deuxième match de la série Canadiens-Kings en 1993... le 3 juin. Six jours plus tard, le 9 juin, le Céhache remportait sa 24e et dernière Coupe Stanley. Ça commence à vraiment faire longtemps.)


samedi 13 mars 2010

Le Soleil avant le Déluge

Est-ce que le soleil des derniers jours ne fait que coïncider avec la série de victoires du Canadien de Montréal et ma semaine de 'relâche'? Ou n'était-ce qu'une conspiration pour m'aider à garder le sourire toute la semaine?

C'est le résultat qui compte.

Et en plus les Bruins sont en ville ce soir. Tout pour que je me noie dans ma joie de vivre!

Mais d'un point de vue professionnel, j'ai quand même pris de l'avance au cours des six derniers jours. En physique III, nous passerons les deux prochaines semaines sur la physique optique, puis ce sera l'examen, puis la dernière partie du cours: la physique moderne.

Nous nous plongerons dans la dilatation du temps et la contraction des longueurs de cette bonne vieille relativité restreinte.

Ce matin, je me gâte: latté au soja de chez Starbucks.

Le weekend prochain, je serai enseveli sous un déluge de 98 copies de l'examen d'astronomie.


(Ah, ces lémuriens...)


jeudi 11 mars 2010

Mike Cammalleri, le Twit

Quand on chasse plusieurs lapins en même temps, on les perd tous. Mais parfois, même si la chasse semble durer une éternité en plus d'aller nul part, elle devient soudainement et étonnamment prolifique.

En effet, ce matin j'ai terminé la préparation du labo de physique III pour la semaine prochaine. J'ai envoyé les examens (oui, oui, au pluriel!) d'astronomie au service de reprographie du Collège. En plus, j'ai presque terminé la présentation PowerPoint pour mardi.

Sans compter les tonnes de courriel auxquels j'ai répondu!

* * *

Aux partisans du bleu-blanc-rouge et de Twitter, j'ai découvert par le biais de l'excellent blogger Sean Gordon (French Immersion) le compte Twitter de Mike Cammalleri.

J'ai pris le temps lire ses dernières entrées. Est-ce vraiment intéressant? Non, mais les jeunes d'aujourd'hui semblent apprécier... avis aux intéressés, voici le lien. N'importe quel partisan du Canadien qui se respecte doit avoir hâte qu'il revienne de sa blessure au genou. Ça sent les séries?

* * *

Un blog sportif d'une perspective féminine? Pourquoi pas!

De retour au travail!

mercredi 10 mars 2010

Un Moment de Grande Inertie

J'ai passé la journée au Collège à écouter des aides pédagogiques, des administrateurs et des profs parler de la réforme scolaire.

Et c'est tout ce que j'ai à dire à ce propos.

* * *

Le soleil se couche à l'horizon. Vénus brille. Le temps printannier des derniers jours a été extraordinire. Comment demander mieux d'une semaine sans cours?

Le travail n'avance définitivement pas aussi rapidement que je l'aurais voulu. Aujourd'hui fut une journée perdue. Il ne me reste que jeudi et vendredi.

Il me faudrait une relâche d'un mois, mais si c'était le cas mes étudiants auraient le temps de tout oublier la matière vue plus tôt dans le semestre.

On tournerait en rond.

Et il faudrait tenir compte de la force centripète, de la vitesse angulaire, du moment d'inertie... On n'en finirait plus.

Ça serait encore pire que de parler de la réforme.



lundi 8 mars 2010

La Neige a Fondu

Difficile de se motiver quand le printemps est à nos portes, n'est-ce pas? Bah, les belles journées du mois de mars à Montréal, c'est du tease. Il pourrait très bien faire un froid glacial ou même tomber deux pieds de neige la semaine prochaine. Ne vous laissez pas leurrer.

Profitez-en pour faire avancer vos lectures. Attaquez-vous aux exercices des chapitres qui s'en viennent. Terminez le dernier rapport de laboratoire. N'attendez pas à la dernière minute, parce qu'elle arrivera bien vite.

Ma semaine est déjà remplie. Je dois travailler au moins un peu à chaque fois pour tenir le rythme. Au moins, le Canadien est revenu de l'Ouest américain: je vais pouvoir me coucher plus de bonne heure.

Je suis présentement en train de finir une présentation PowerPoint sur le chapitre 6 du cours de physique III. Dès que j'ai terminé, j'embarque dans le chapitre 7 et l'écriture du deuxième examen (qui aura lieu au retour du weekend de Pâques).

Les étoiles étaient magnifiques hier soir. Elles vont l'être encore ce soir. Regardez vers l'horizon juste après le coucher du soleil: c'est notre voisine Vénus qui se pointe le nez.

Pour la première fois de 2010, j'ai pu admirer les étoiles de mon balcon hier soir. La neige a fondu. Bientôt, la porte patio sera ouverte. D'ailleurs, je crois que je vais aller m'asseoir au soleil.

Bonne 'relâche' à tous et toutes.



samedi 6 mars 2010

Voici une (Autre) Raison d'Être Fier de l'Humanité

Jeudi, dans le cours d'astronomie, j'ai mentionné que la sonde New Horizons avait battu le record de vitesse d'un engin de fabrication humaine. En effet, après son lancement en janvier 2006, New Horizons a atteint l'orbite de la lune en moins de neuf heures! (En guise de comparaison, les missions Apollo prenaient cinq jours pour franchir la même distance.)

New Horizons s'est rendu près de Jupiter en seulement treize mois. (La sonde Galileo, lancée en 1989, avait eu besoin de plus de six ans pour atteindre Jupiter...)

Avis aux intéressés, voici la page web de New Horizons (NASA).

Encore plus cool: en cliquant sur ce lien (Where is New Horizons?), vous pouvez voir où se trouve la sonde dans le système solaire. Vous verrez qu'elle est présentement entre les orbites de Saturne et d'Uranus - donc dans le néant. Sa vitesse de croisière est de plus de 16km/s par rapport au soleil!!

Voici sa trajectoire:


Sur ce, j'embarque dans ma correction de relâche!

vendredi 5 mars 2010

Une Chance que Je me Suis Couché Tôt

La physique optique, c'est vraiment cool­. Traitez-moi de nerd autant que vous voudrez, il n'y a rien de plus beau, de plus spectaculaire et de plus chiant à calculer que des expériences de physique optique.

Et c'est pour ça que si c'est cool. Les démonstrations sont sexy; les calculs sont parfois terrifiants.

Jusqu'à maintenant, dans le cours de physique III, nous n'avons vu que l'optique géométrique. La réflexion, la réfraction, les miroirs et les lentilles, c'est de la p'tite bière. Après la relâche, nous commencerons l'optique ondulatoire. Nous parlerons d'interférence, de polarisation, d'effet doppler appliqué à l'optique.

Ça, c'est de l'optique sérieuse.

* * *

En astronomie hier, nous avons complété noutre brève visite du système solaire. Il y aura l'examen au prochain cours, puis nous embarquerons dans l'étude des étoiles. Nous étudierons comment les étoiles naissent, comment certaines créent les éléments nécessaires à la vie, comment elles meurent et se recyclent.

Aujourd'hui, je profite du temps à mon bureau entre les deux labos pour avancer la correction des rapports et pour préparer l'examen d'astronomie.

Je suis de très bonne humeur aujourd'hui, parce que je me suis couché avant la fin du match hier soir. Si j'étais resté debout pour assister à une autre défaite de nos ex-glorieux, je serais sans doute grognon.


Une image artistique de la surface de Titan, la lune mystérieuse de Saturne, sur laquelle il pleut du méthane (CH4) liquide...


jeudi 4 mars 2010

À Deux Labos d'une Presque Relâche

La relâche pour les profs est rarement une relâche. Et elle ne l'est jamais pour moi.

En mi-session, je suis habituellement enseveli sous des piles de correction. Et dernièrement, elles arrivent plus rapidement que je les corrige.

Oh, je ne chiâle pas, je ne fais que constater la réalité. Je suis, comme la vaste majorité de mes étudiants, très content lorsque cette semaine sans cours arrive. Mais je ne peux pas me permettre de prendre des 'vacances' ou de me lever à tous les matins à 10h... Non, je dois garder une certaine discipline.

Demain, j'ai deux cours de labo. Ensuite? Neuf jours sans cours.

* * *

J'ai reçu une excellente nouvelle hier. Je rencontrais un éditeur pour une 'ennième' fois. Nous sommes parvenus à une entente. J'ai trois ans pour écrire trois manuels de physique pour le collégial.

Et je commence ce printemps. J'aurai une première version du premier manuel à l'automne.

Je n'avais rien d'autre à faire cet été de toute façon.

(Voici le système solaire interne en date de ce soir... Venus sera visible bientôt.)


mardi 2 mars 2010

Les Journées Sont Trop Courtes? Depuis la Semaine Dernière, c'est Encore Pire!

Pourquoi? Parce que le tremblement de terre au Chili a littéralement accéléré la vitesse de rotation de la terre. Il a été estimé que, depuis le séisme de 8,8 sur l'échelle de Richter (dans le top 10 de l'histoire récente), les journées terrestres sont maintenant 1,26 milliseconde plus courtes.

(En 2004, le séisme qui avait créé le tsunami dans l'Océan indien avait eu un effet semblable, racourcissant les journées de 6,8 millisecondes.)

Dans cet article publié originalement sur le site Space.com, on raconte qu'en plus d'avoir légèrement augmenté la vitesse de rotation de la terre, le séisme chilien a aussi déplacé l'axe du centre de masse de la terre. Le déplacement est d'une ampleur impressionnante: entre 8 et 9 centimètres!

Si la vitesse de rotation de la terre a augmenté sans aucune force externe, cela signifie que le moment d'inertie de la terre a diminué et donc que le trremblement de terre a causé des 'morceaux de croûte terrestre' à s'enfoncer davantage vers le centre de la terre.

(Pensez à la patineuse artistique: quand elle ramène ses bras vers son centre de masse, elle accélère.)



Les premières secondes de ce vidéo sont spectaculaires...



Archives du blog