Peut-être suis-je trop vieux pour m'émerver de la sorte envers quelque chose d'aussi superficiel et futile et vide et illusoire et... et... et... que le hockey professionnel?
Les Canucks étaient sur une série impressionnante de victoire; ils ont Roberto Luongo devant le filet et les jumeaux Sedin à l'attaque. De leur côté, les Canadiens semblent incapables de coller deux victoires et leur meilleur buteur vient de se twister le genou (avez-vous vu le vidéo au ralenti? Ça donne des frissons).
Quelles étaient les chances d'une victoire? Environ cosinus de 89,9°...
Anyway, alors je suis avec mon amie au match hier soir. Nous sommes tous deux d'accord que le Céhache était pour se faire démolir.
Le match commence. Je n'ai aucune passion, aucune animosité, aucun stress. Je ressens un gros 'Whatever'. D'habitude au Centre Bell/Molson, je suis sur le bout de mon siège, je crie de joie et de rage à chaque séquence.
Sergei Kostistyn a secoué mon je-m'en-foutisme dès les premières minutes du match.
Et soudainement, alors que Canadien menait 2-1 en deuxième période, je me surprends à crier contre les arbites, à chanter Olé-Olé-Olé, à scander Ha-lak! Ha-lak! Halak!
Je me sentais comme un enfant... avec une carrière, des REERs et des cartes de crédit.
Score final: victoire! Montréal 3, Vancouver 2. Qui l'eut cru?
(La Coupe Stanley de 1986... Je sais que mes étudiants n'étaient pas nés, mais moi, je m'en souviens très bien. Mon père m'avait amené à un match en demi-finale contre les Rangers. Sur cette photo, on voit Bob Gainey à gauche. Il avait été extraordinaire pendant les séries... Que de souvenirs.)


"Je pense, 

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